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Avant les travaux…

Première étape : vérifier les contraintes d’urbanisme

Première chose à faire avant de vous lancer : consulter les règles d’urbanisme qui s’appliquent au bâtiment dans lequel vous habitez. En effet, la pose de nouvelles fenêtres, si elle modifie la façade de votre logement, doit faire l’objet d’une déclaration préalable de travaux en mairie, et l’aspect extérieur des fenêtres doit être compatible avec les règles de votre PLU.

Dans certains cas, notamment si vous êtes dans un périmètre ABF ou que votre bâtiment est classé, vous devrez peut-être opérer un remplacement à l’identique de vos menuiseries. Mais cette option a un coût : en effet, il est fort probable que vos nouvelles fenêtres doivent être réalisées sur-mesure. Si vous vous trouvez dans ce cas de figure, vous pouvez opter pour l’installation d’une double fenêtre en intérieur, qui améliorera votre confort acoustique et thermique tout en vous faisant économiser les frais liés à une réalisation sur-mesure.

Changement de fenêtre en copropriété : rapprochez-vous de votre syndic

Enfin, si vous habitez en copropriété, l’accord de l’assemblée générale est parfois requis. Et dans tous les cas, il est fortement conseillé de déclarer votre projet de travaux auprès de votre syndic : cela vous permettra de vérifier qu’un changement de fenêtre à l’échelle de l’immeuble n’est pas déjà planifié.

Quelle pose pour mes fenêtres ?

Dépose totale, conservation du dormant existant ou dégagement de la traverse basse uniquement : revenons sur ces différents types de dépose pour y voir un peu plus clair.

Les différents éléments qui composent une fenêtre

La conservation du dormant existant consiste à garder le cadre fixe de la fenêtre existante. Si cette solution est plus économique que les autres types de poses, elle exige la pose de barrettes pour recouvrir l’ancien dormant, ce qui diminue la surface vitrée et donc la luminosité dans votre pièce. Ce type de pose n’est pas la manière la plus esthétique d’installer de nouvelles fenêtres mais elle présente l’avantage de limiter les travaux liés à son extraction et à l’installation de la nouvelle menuiserie. A savoir : si la menuiserie existante sert de garde-corps, la conservation du dormant existant est alors interdite et il faut procéder à une dépose totale.

Dans le cas où seule la traverse basse du dormant est dégradée, il est possible de procéder à une dépose partielle. C’est une solution de compromis qui permet de minimiser les travaux tout en conservant une bonne partie de la surface vitrée.

Cependant, la dépose totale reste la solution à privilégier : plus esthétique et plus confortable, cette option permet de maximiser la surface vitrée tout en étant plus efficace sur le plan énergétique. La dépose totale nécessite la réalisation de travaux de finition et d’étanchéité.

Si vous choisissez la dépose totale vous serez amené à définir l’emplacement du futur dormant, en applique intérieur, en tunnel ou au nu extérieur.

Rénovation de fenêtre en dépose totale : les différentes solutions
  • La pose en applique intérieur est la plus courante en France puisque l’isolation des murs par l’intérieur prédomine.
  • La pose en tunnel est souvent présente dans des bâtiments anciens aux murs épais. cette méthode n’est pas recommandée pour des bâtiments qui ne présentent pas de murs où l’isolation est répartie dans la masse.
  • La pose au nu extérieur est la solution à privilégier dans le cas de travaux d’isolation des murs par l’extérieur (ITE) et offre l’avantage de maximiser les apports solaires.

À noter

La dépose totale de vos anciennes fenêtres risque d’endommager le revêtement intérieur au pourtour de celles-ci. Reprise de peinture, lambris, papier peint… : étudiez les impacts potentiels avec votre artisan et voyez avec lui s’il prend en charge les reprises nécessaires (intervention à faire figurer dans le devis si c’est le cas) ou si vous devrez faire appel à un autre artisan.

Quel que soit le type de pose pour lequel vous optez, l’installation de nouvelles fenêtres nécessite de vérifier le système de ventilation existant et de prévoir les travaux complémentaires pour assurer un renouvellement correct de votre air intérieur.

Les menuisiers avertis ont tendance à poser systématiquement des grilles de ventilation dans les dormants. Toutefois, si vous disposez déjà d’une VMC double flux ou que vous prévoyez d’en installer une, alors la pose de ces grilles de ventilation est à éviter.

Bien choisir son installateur

On ne le répétera jamais assez : la qualité de vos travaux dépend en grande partie du professionnel qui les réalise. En plus de prendre en charge leur installation, l’artisan a pour mission de vous orienter vers les menuiseries et le type de pose les plus adaptés à vos besoins.

Pour cela, une analyse technique de l’existant en bonne et due forme est indispensable! Les conclusions et les conséquences de cette analyse seront ensuite intégrées au devis. Fuyez les artisans qui vous proposent des devis à distance, sans s’être déplacé chez vous !

Le professionnel doit également être en mesure de vous fournir des gages de qualité et de sérieux tels que ses attestations professionnelles, notamment sa qualification RGE, mais aussi et surtout ses attestations d’assurances (garantie biennale et décennale en cours de validité).

Coté devis, soyez attentif à ce que les performances des produits y figurent. Par ailleurs, si vous souhaitez bénéficier du CITE dans le cadre du remplacement de vos fenêtres (ce qui est possible jusqu’au 30 juin 2018), vos nouvelles menuiseries devront répondre à des critères d’efficacité énergétique bien encadrés.

Vous souhaitez en savoir plus ? On fait le point ensemble sur les règles du devis !

Avant de signer le devis, assurez-vous que votre demande préalable de travaux déposée à la mairie a bien été acceptée. Si vous êtes éligible à la TVA réduite, n’oubliez pas de remplir l’attestation simplifiée au moment de la signature du devis.

Et pour savoir si vous êtes éligibles à des aides aux travaux, c’est par ici !

Pendant les travaux : on contrôle 

Maintenant que vous avez choisi votre artisan, les travaux peuvent démarrer. Il faut savoir que la pose de menuiseries n’est pas anodine : elle doit répondre à un ensemble de règles bien spécifiques qui varient selon le type de pose réalisé. Petit récapitulatif des étapes clés à ne pas manquer.

L’installation d’une fenêtre en dépose partielle

Avant de poser les nouvelles menuiseries, la dépose partielle nécessite de préparer le support (ancien dormant). L’installateur doit donc commencer par s’assurer de la planéité et de la propreté du support. Si l’ancien dormant a reçu une finition ou s’il est métallique et qu’il y a des attaques de corrosion, l’artisan devra prévoir une étape de brossage.

L’installateur brosse le dormant existant pour obtenir un support propre et plan

Afin d’assurer l’étanchéité à l’air et à l’eau de l’installation, l’artisan réalise ensuite le calfeutrement entre l’ancien et le nouveau dormant en posant deux rangées de Compriband, joint d’étanchéité, sur tout le périmètre de la fenêtre.

Pour garantir la durabilité de la pose en rénovation, l’air doit pouvoir circuler sous la bavette afin que le dormant existant soit ventilé.

L’installation d’une fenêtre en dépose totale

Dans le cadre d’une dépose totale, l’installation de nouvelles fenêtres doit s’effectuer sur un gros œuvre sain et droit.

Si votre support rencontre de petits défauts de planéité, votre artisan les corrigera en posant des joints entre le gros œuvre et le dormant. Toutefois, il est déconseillé de combler ces irrégularités avec de la mousse expansive polyuréthane, dont la faible résistance mécanique et la durée de vie limitée risquent de provoquer rapidement des fuites. La pose d’un pré-cadre sur mesure en bois peut aussi être une solution efficace pour combler les petits défauts du gros œuvre.

En cas de gros défauts de planéité ou de présence d’un support dégradé (friable, poreux, présence de fissures…), la reprise des tableaux (cotés verticaux de l’ouverture), de l’appui ou du linteau (côtés horizontaux de l’ouverture) est nécessaire : les éléments friables doivent être purgés et l’encadrement de l’ouverture devra être redressée par un maçon.

Vient ensuite l’étape de l’étanchéité à l’air et à l’eau : le calfeutrement entre le gros œuvre et le dormant de la fenêtre est réalisé à l’aide de bandes de mousses imprégnées et expansives de type Compriband, à ne pas confondre, comme on l’a vu plus haut, avec des mousses polyuréthanes expansives !

L’artisan fixe du compriband tout autour de la fenêtre

Ce joint périphérique est protégé par des habillages à l’intérieur et à l’extérieur de la menuiserie, eux même jointoyés au support.

La réception des travaux

Arrivée la fin des travaux, place au procès-verbal ! Vous devez établir le procès-verbal de réception en présence de l’installateur.

Lors de la réception des travaux, il est primordial de vérifier :

  • Le bon fonctionnement des ouvrants et de la quincaillerie
  • Les finitions et l’état des cadres
  • Les entrées d’air et les options prévues au devis
  • Le réglage des ouvrants : pas de points durs à l’ouverture ou à la fermeture, les ouvrants doivent bien plaquer les dormants, …

Si vous constatez des malfaçons ou des dysfonctionnements, mentionnez-les dans le procès verbal : il s’agit des réserves, qui seront assorties d’un délai raisonnable, convenu avec votre installateur, pour qu’il effectue les travaux de remise en état. Le paiement du solde restant est alors bloqué jusqu’à la livraison de ces nouveaux travaux. Vous pourrez signer la levée des réserves seulement après avoir constaté la bonne réalisation des travaux. A partir de la signature du PV de réception, les garanties légales sont applicables :

  • la garantie de parfait achèvement, valable 1 an
  • la garantie de bon fonctionnement, valable 2 ans

Pensez à archiver l’ensemble des documents originaux (devis, factures, PV de réception, copie des assurances de l’installateur).

L’entretien au quotidien

Si l’installation de nouvelles menuiseries améliore nettement votre confort, il vous revient de les entretenir régulièrement pour garantir leur bon fonctionnement ainsi que leur longévité. Pour cela, une notice d’entretien et d’usage de vos nouvelles fenêtres doit vous être fournie par votre installateur. Deux fois par an, il est recommandé de procéder au nettoyage des joints d’étanchéité des ouvrants et des dormants, des trous d’aération situés sur la traverse basse mais aussi des bouches d’entrée d’air.

Si vos fenêtres sont en bois, utilisez des produits d’entretien adaptés et évitez de recouvrir les joints et la quincaillerie de peinture.

 

Vous êtes décidé à changer de fenêtres ? Pour suivre pas à pas la mise en œuvre de vos nouvelles fenêtres, laissez-vous guider par nos checklists ! Et pour trouver un installateur qualifié si ce n’est déjà fait, cela se passe juste en dessous !

 

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Homly You – Checklist contrôle de l’installation des fenêtres avec dépose totale
Homly You – Checklist contrôle de l’installation des fenêtres avec dépose partielle
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