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Parqueteur vs poseur de parquet : quelle différence ?

Contrairement aux apparences, les métiers de parqueteur et de poseur de parquet diffèrent sous bien des aspects. D’un profil similaire à celui du menuisier, le parqueteur est polyvalent : il prépare, pose et répare des parquets, quelles que soient leur structure ou leur composition. Capable de concevoir des parquets lui-même, cet artisan sait s’adapter aux besoins de son client.

Optez pour un parquet sur mesure

Avec l’évolution des métiers et des matériaux, la pose des parquets n’est plus l’apanage des parqueteurs traditionnels. En effet, de nombreux menuisiers professionnels s’y sont formés et certains spécialistes du carrelage ou des sols synthétiques sont également de bons poseurs. Par contre, c’est bien au parqueteur qu’il faudra faire appel pour concevoir un parquet au décor ou à l’allure sur mesure !

Dans quels cas faire appel à un parqueteur ?

Les parqueteurs professionnels conviennent aux particuliers exigeants. En effet, cet artisan est un spécialiste du bois, au même titre qu’un menuisier. Capable de vous proposer l’essence de bois correspondant le plus à vos goûts et aux spécificités de votre logement, il est en mesure de concevoir lui-même votre revêtement de sol.

Sur le plan esthétique, un parqueteur interviendra donc à la fois comme conseiller mais aussi comme exécutant de vos désirs visuels. Et contrairement au « simple » poseur, sa créativité ne sera pas limitée par les gammes de parquets existants.

La rénovation, vrai coup de jeune pour votre parquet

La rénovation d’un parquet vieillissant - et surtout le remplacement des lames montrant des signes de faiblesse est également une opération très complexe pour laquelle les compétences du parqueteur sont tout indiquées : il pourra fabriquer les lames à changer à l’identique, et leur apporter la patine idéale pour que le changement passe inaperçu.

Quel est le mode opératoire du bon parqueteur ?

La première discussion : le parqueteur vient découvrir votre domicile - ou votre futur logement - et se montre à l’écoute. Si vous avez déjà réfléchi à votre projet, n’hésitez pas à lui faire part de vos souhaits, de vos désirs et bien sûr, de votre budget.

Le temps de l’étude : fort de ces éléments, le parqueteur réfléchit de son côté à la meilleure proposition à vous faire. Outre les aspects esthétiques, il prend également en compte les aspects techniques (isolation, type de la pièce) et financiers (choix du matériau, technicité et temps de la pose).

La proposition commerciale : le parqueteur revient vers vous avec un devis. Selon la situation, il peut même vous faire plusieurs propositions, en fonction du style que vous désirez et également de la fourchette budgétaire que vous lui avez communiquée.
A vous ensuite de faire votre choix, quitte à revoir certains éléments pour faire baisser le prix. Parfois, l’eau venant à la bouche, la proposition technique et financière de ce professionnel vous donne d’autres idées de réalisation… Et vous lui demandez alors de revenir vers vous avec d’autres suggestions ! Comme pour tous travaux, n’hésitez pas à faire appel à plusieurs parqueteurs, afin de pouvoir comparer les devis.

La réalisation : le parqueteur conçoit votre parquet et le pose. Un contrôle qualité de votre part est évidemment souhaitable ; pensez aussi à vous assurer que l’essence du bois et le rendu final correspondent bien à la commande initiale.

N’oubliez pas le contrôle qualité

Les honoraires d’un parqueteur

Première étape : la préparation de votre sol. Votre artisan parqueteur devisera si nécessaire la dépose du revêtement existant, la préparation du sol (le ragréage est souvent incontournable pour assurer un résultat de qualité), de même que la mise en place d’une sous-couche résiliente adaptée pour assurer, outre une bonne isolation phonique et thermique, la tenue dans le temps de votre parquet.

Pour la pose du parquet, comptez environ 60 à 80€ HT le m² dans le cas d’une pose clouée sur lambourdes (adaptée au parquet massif), et 40 à 70€ HT le m² pour une pose collée ou flottante.

A cela s’ajoutera le prix du parquet sur lequel vous aurez jeté votre dévolu : on trouve des parquets massifs « standards » à partir de 35 à 60 € le m², mais les prix varient énormément en fonction de l’essence (plus de 200€ pour du teck, par exemple), et du niveau de gamme du revêtement. Ils dépendent également de la technique de pose, qui génère plus ou moins de chutes. Bien évidemment, si votre parqueteur fabrique vos lames sur mesure ou pioche dans son stock personnel, la note sera beaucoup plus élevée !

En fonction du parquet choisi, une finition pourra s’avérer incontournable : comptez environ 45 euros du mètre carré pour une finition classique (huilée, cirée ou vernie) et le double pour une finition particulière type pour un effet vieilli ou brossé.

La touche finale qui donne tout son charme au parquet 

Petit lexique du parqueteur

Couche d’usure : C’est la face du parquet que l’on use au quotidien lors de nos déplacements. Plus elle est épaisse, plus le parquet sera ponçable et donc durable. Cette couche doit être supérieure ou égale à 2,5 mm et composée de bois noble massif pour que l’on puisse parler d’un “parquet”. Sur des sols premium, elle peut atteindre 24 mm.

Parquet massif ou traditionnel : Il s’agit d’un parquet porteur, dont les différentes parties sont constituées exclusivement de bois massif et dont la couche d’usure fait au moins 6 mm. Durable et solide - surtout si l’essence de bois retenue est de bonne facture -, il peut être plusieurs fois rénové par ponçage. Comme ce parquet est porteur, il peut être cloué sur support discontinu, par exemple sur lambourdes, ces structures en bois posées au sol.

Le parquet massif, une valeur sûre

Parquet contrecollé : Souvent composé d’une âme centrale en MDF (panneau de fibres de bois à densité moyenne) et d’une couche d’usure en bois massif, ce type de parquets est à l’abri des déformations. On peut donc le poser de manière flottante mais aussi le coller.

Parquet stratifié : Attention, abus de langage ! Pour être exact, il faudrait parler de sol stratifié imitation parquet : le « parquet » stratifié n’en est pas un puisqu’il ne présente pas de couche d’usure en bois massif, et il est donc peu probable que votre parqueteur vous oriente sur ce type de revêtement ! Ceci étant dit, ce revêtement facile à poser est également assez économique. Mélange de fibres de bois collées entre elles (en MDF) sur lesquelles un film imitant la texture parquet est collé, les lames peuvent durer dans le temps mais elles n’ont pas, bien sûr, le cachet particulier des parquets massifs ou contrecollés. Leur coefficient de résistance est vital car elles ne pourront pas être rénovées par un “bon vieux” ponçage.

Lambourdes : Il s’agit des pièces de bois rectangulaires posées au sol qui servent de support aux lames à clouer. Selon les cas, elles peuvent être flottantes ou fixées sur une chape de ciment. Leur disposition conditionne évidemment le sens de la pose de votre parquet.

Plinthe : C’est la pièce en bois qui assure la liaison entre le mur et le sol. Quelle que soit sa hauteur et son cachet, elle cache le vide que le parqueteur doit laisser entre le mur et les lames pour permettre la dilatation du parquet.

Ragréage : Dans certains cas, notamment à l’occasion d’une rénovation, le sol d’une pièce peut être irrégulier. Comme la pose d’un parquet doit se faire sur un support régulier, il faut parfois appliquer sur le sol un enduit qui restaure son aspect parfaitement lisse.

Hygrométrie : Un terme un peu complexe, mais qui n’est pas dépourvu d’importance ! L’hygrométrie correspond au taux d’humidité d’une pièce (ou d’une chape), et doit être optimale lors de la pose du parquet pour que celui-ci ne se cintre pas par la suite. De même, les conditions de température idoines pour assurer une pose correcte sont bien encadrées.

Calepinage : Vous avez entendu parler de parquet à la française, à l’anglaise, version point de Hongrie… C’est bien de calepinage qu’il s’agit ! Le calepinage n’est ni plus ni moins la composition de pose de votre parquet, qui contribuera fortement au style de votre pièce.

Le calepinage donnera du style à votre parquet

Vernissage : Pour magnifier un parquet et accroître sa résistance à l’usure, on peut le vernir. Le produit déposé pénètre le bois et lui donne une allure satinée -ou mat- qui souligne la beauté du bois. Par le passé, le terme “vitrification” était privilégié mais il est aujourd’hui sur le recul. Le vernissage est un type de finition, mais votre parquet peut également être huilé ou ciré… ce qui supposera également un peu d’huile de coude pour l’entretenir !

 

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